En bref
- Chez la femme, les principales zones hormono-dépendantes sont la lèvre supérieure, le menton, l'ovale du visage, la bande du ventre, le bas des reins et la nuque.
- La pilosité y dépend de l'activité hormonale : elle peut apparaître, foncer ou s'étendre au fil des années.
- Le laser y donne de bons résultats, mais demande en général plus de séances qu'ailleurs, 8 à 12 séances, et desfois un entretien ponctuel.
- Une pilosité qui apparaît vite mérite un avis médical : le laser traite le poil, pas sa cause.
« Le laser marche très bien sur mes jambes, pourquoi mon menton demande-t-il plus de temps ? » C'est une question que nous entendons souvent au diagnostic. La réponse tient en deux mots : zone hormono-dépendante.
Ces zones ne se comportent pas comme le reste du corps. Les connaître permet de savoir à quoi s'attendre avant de commencer, et d'éviter d'être déçue par un calendrier mal calibré.
Qu'est-ce qu'une zone hormono-dépendante
La pilosité n'obéit pas partout aux mêmes règles. Sur les jambes, elle dépend surtout de la génétique : elle s'installe à la puberté et évolue peu ensuite.
Sur certaines zones, en revanche, les follicules sont sensibles aux hormones, en particulier aux androgènes, présents en petite quantité chez toutes les femmes. Quand leur activité varie, ou quand la sensibilité des follicules augmente, des poils jusque-là fins et clairs peuvent devenir plus épais, plus foncés, plus nombreux. C'est ce que l'on appelle une zone hormono-dépendante.
Ce n'est ni rare ni anormal. La plupart des femmes ont quelques poils plus marqués sur le menton ou la lèvre à un moment de leur vie.
Les zones concernées chez la femme
Certaines zones sont dites très hormono-dépendantes : le visage, le dos, le torse, le bas des reins, l'aréole des seins, les mains, les pieds, la nuque et la bande du ventre. Chez la femme, ce sont surtout les suivantes qui motivent une demande.
| Zone | Ce que l'on observe le plus souvent |
|---|---|
| Lèvre supérieure | Duvet qui fonce, poils plus visibles aux commissures |
| Menton | Poils drus et isolés, qui repoussent vite |
| Ovale du visage | Poils fins qui s'épaississent le long de la mâchoire |
| Bande du ventre | Bande verticale entre le nombril et le bas-ventre |
| Bas des reins | Duvet qui devient plus visible au-dessus des reins |
| Nuque | Pilosité qui descend sous la ligne des cheveux |
Le visage est la zone qui pèse le plus au quotidien. Nous l'avons détaillé secteur par secteur dans notre article sur l'épilation laser du visage chez la femme. Le ventre, le bas des reins et la nuque sont moins souvent évoqués, alors qu'ils obéissent à la même logique.
Pourquoi le laser y demande plus de séances
Le laser détruit les follicules actifs au moment de la séance. Sur une zone stable comme la jambe, chaque séance réduit un stock de poils qui ne se renouvelle pas.
Sur une zone hormono-dépendante, deux choses changent :
- Des follicules au repos peuvent s'activer entre deux séances, sous l'effet hormonal. De nouveaux poils apparaissent alors que la zone semblait avancer.
- Les poils sont de natures mélangées. Poils drus, duvet fin, poils clairs : ils ne répondent pas tous de la même façon.
En pratique, ces zones demandent en général 8 à 12 séances, espacées entre 8 à 12 semaines, là où une zone comme les jambes en demande moins. Le nombre exact se fixe au diagnostic. Le principe général est détaillé dans notre article sur le nombre de séances d'épilation laser.
Sur ces zones, une repousse paradoxale est possible, même si elle reste rare : un duvet en bordure de zone traitée peut s'épaissir. Elle se prend en charge en adaptant le traitement. Voir repousse paradoxale après épilation laser.
Quand la pilosité change : les situations à connaître
Plusieurs moments de la vie s'accompagnent d'une évolution de la pilosité sur ces zones :
- La grossesse, où les poils du ventre foncent souvent. Le laser est alors suspendu : voir notre article épilation et grossesse.
- La périménopause et la ménopause, avec l'apparition fréquente de poils sur le menton.
- Un traitement hormonal commencé, arrêté ou modifié.
- Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l'une des causes les plus courantes d'une pilosité marquée sur le visage et le ventre.
Un point important.Si une pilosité apparaît rapidement, s'accompagne de cycles irréguliers, d'acné ou d'une chute de cheveux, parlez-en d'abord à votre médecin. Le laser agit sur le poil, pas sur la cause hormonale. Un bilan médical permet de traiter les deux en parallèle, et le traitement laser n'en est que plus efficace.
Pensez aussi à signaler au diagnostic tout traitement en cours : certains médicaments rendent la peau plus sensible à la lumière.
Laser ou électrolyse : quel outil pour quels poils
Sur ces zones, on rencontre souvent des poils de couleurs différentes côte à côte.
- Les poils foncés sont traités au laser Soprano Titanium, qui combine trois longueurs d'onde et convient à tous les phototypes. C'est la technologie utilisée dans nos trois centres.
- Les poils blancs, blonds ou roux, fréquents sur le menton avec l'âge, ne contiennent pas assez de pigment pour le laser. L'électrolyse Apilus xCell Pro les traite un par un, quelle que soit leur couleur. Elle est disponible dans notre centre d'Évry-Courcouronnes. Voir électrolyse : poils blancs, blonds et roux.
Les deux technologies se combinent souvent : le laser pour réduire la masse, l'électrolyse pour les finitions.
Faire le point sur votre pilosité
Laser, électrolyse ou les deux : le RDV Diagnostic permet de le déterminer avant la première séance, dans l'un de nos trois centres en Essonne.
Ce que vous pouvez attendre du traitement
- Une réduction nette et durable des poils traités, avec une repousse plus fine et plus clairsemée au fil des séances.
- Un calendrier plus long que sur les autres zones, à prévoir dès le départ.
- Un entretien possible avec les années, si l'activité hormonale fait apparaître de nouveaux poils. Une séance ponctuelle suffit en général.
L'objectif est réaliste quand il est posé au départ : ne plus avoir à surveiller son menton tous les matins, ne plus devoir s'épiler la lèvre avant chaque rendez-vous.
Questions fréquentes
Quelles sont les zones hormono-dépendantes chez la femme ?
Certaines zones sont dites très hormono-dépendantes : le visage, le dos, le torse, le bas des reins, l'aréole des seins, les mains, les pieds, la nuque et la bande du ventre. Chez la femme, les plus fréquemment concernées sont la lèvre supérieure, le menton, l'ovale du visage, la bande du ventre, le bas des reins et la nuque.
Le laser est-il efficace sur une zone hormono-dépendante ?
Oui, sur les poils pigmentés. Il demande en général plus de séances que sur les autres zones, et un entretien ponctuel peut être utile avec les années.
Combien de séances pour le menton ?
En général 8 à 12 séances pour le visage, espacées entre 8 à 12 semaines. Le nombre dépend du poil et de votre terrain hormonal ; il est fixé au diagnostic. Le détail secteur par secteur est dans notre article sur l'épilation laser du visage chez la femme.
Peut-on faire du laser avec un SOPK ?
Oui, le laser est possible et souvent demandé dans ce cas. Il est recommandé d'avoir un suivi médical en parallèle, car le laser ne traite pas la cause de la pilosité.
Les poils blancs du menton peuvent-ils être traités ?
Pas au laser, qui a besoin du pigment du poil. L'électrolyse les traite un par un, dans notre centre d'Évry-Courcouronnes.
Pourquoi de nouveaux poils apparaissent-ils pendant le traitement ?
Sur ces zones, des follicules au repos peuvent s'activer sous l'effet hormonal. Ce ne sont pas des poils traités qui repoussent : ce sont de nouveaux poils, pris en charge aux séances suivantes.
D'autres questions ?
Consultez notre FAQ complèteRédigé par l'équipe Dépil Net
Nos équipes accompagnent chaque jour des patientes et des patients dans leur protocole d'épilation laser, dans nos trois centres en Essonne, avec plus de 10 ans d'expérience en épilation définitive. Cet article s'appuie sur notre expérience et sur les recommandations en vigueur. Il a une visée informative et ne remplace pas l'avis d'un médecin, en particulier en cas de trouble hormonal, de traitement en cours ou de pathologie cutanée.
À retenir
- Lèvre, menton, ovale, ventre, bas des reins, nuque : ces zones dépendent des hormones
- Le laser y fonctionne, avec 8 à 12 séances espacées entre 8 à 12 semaines, et desfois un entretien
- Les poils blancs ou clairs relèvent de l'électrolyse, au centre d'Évry-Courcouronnes
- Une pilosité qui apparaît vite mérite un avis médical avant tout
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